01 juin 2006

La France bien bas (et pas la France d'en bas)


Je ne sais pas ce qu'il leur prend en France depuis quelques mois. Voilà que leur pays traverse une période difficile et que font leurs hommes et femmes politiques? Ils se battent comme des gamins dans une cour d'école pour savoir qui sera président dans un an... Oui, vous avez bien entendu, dans un an.

Alors je ne suis pas ici pour critiquer les politiques ou les visions de la société de tel ou tel parti. Chacun défend les idées qu'il veut et essaye de les faire passer dans un programme. C'est la démocratie et c'est tès bien comme ça. Je ne me lançerai pas non plus dans un discours sur les différentes mesures prises par le gouvernement actuel pour régler les difficultés de ces derniers mois. Je refuse cette voie partisane, bien que, rassurez-vous, j'ai aussi des convictions politiques. Mais ce n'est pas mon propos ici.

Moi ce qui m'inquiète c'est que les dirigeants de gauche comme de droite se livrent une mesquine lutte pour désigner leur représentants pour la présidentielle. Le pire, c'est que la bataille est beaucoup plus "sanglante" à l'intérieur des factions politiques qu'entre elles. Et c'est ainsi qu'aucun des partis n'est en mesure de présenter pour le moment un programme concret, argumenté et solide face aux problèmes économiques et sociaux qui minent la société française.

Je ne crois pas, comme semblent le penser beaucoup de Français, qu'un seul homme ou une seule femme puisse faire la différence. Pour moi, la démocratie, c'est d'abord un débat d'idées, et la personne qui les portent passe au second plan. Ce n'est certainement pas une lutte pathétique pour le pouvoir avec des coups bas et autres déclarations "incendiaires". Ca, c'est du populisme et c'est très dangereux. Alors svp messieurs et mesdames les dirigeant(e)s français(es), reprenez-vous et réinstaurer le vrai débat politique dans votre pays, et pas ce simulacre de campagne présidentielle qui, me semble-t-il, a commencé beaucoup trop tôt...

PS: par rapport à l'image, n'y voyez aucune volonté de prendre parti. Je la trouvais seulement sympa...

7 commentaires:

François a dit…

Oui, en effet, c'est assez affligeant. De plus, je viens de lire un article du Monde qui en raconte une bien bonne... Je ne résiste pas, je le poste immédiatement. Mais où les Français vont-ils ?

François a dit…

Pour Sarkozy, je ne serais pas aussi catégorique que toi... Je ne pense pas que la droite soit en tête dans les sondages. Bon, c'est vrai qu'avec les 7 candadats de la gauche, ça risque d'être le boxon, sauf si celui que tout le monde croit retraité revient sur la scène politique...

François a dit…

He ben, Damien, t'es en forme toi ! Cela dit, il ne faut pas simplement avoir des manchettes aux formules lapidaires pour être "indépendant". Je trouve que le ton du Monde, par exemple, est relativement neutre.

François a dit…

Je trouve cela très positif pour le Monde, que les lecteurs n'arrivent pas à dire "pour qui il est". De plus, je dois bien avouer que si je devais me prononcer sur la question, je serais bien ennuyé car je n'en ai aucune idée.
En ce qui concerne le rachat des grands journaux par de puissants groupes économiques, il faut savoir que cette situation touche le milieu de l'édition en général. La plupart des maisons d'édition un peu importantes appartiennent finalement à quelques groupes comme Media participation ou Vivendi... Heureusement, il reste quelques indépendants mais je peux vous dire que ça doit pas être drôle tous les jours...

François a dit…

Le Pen aussi veut faire bouger les choses

François a dit…

Non, je déconne, c'était juste pour dire que je trouve que cet argument n'est pas pertinent voire dangereux...

De plus, Sarkozy n'est certainement pas le politicien français le plus réformateur. Je ne pense pas qu'il soit capable de régler les problèmes de fond. Tout ce qu'il sait faire, c'est emplir les rues de bleu... Je ne dis pas que ce n'est pas une solution mais dans tout les cas, si c'en est une, ce n'est qu'un début. Il y a tout un travail de prévention à effectuer. Et ça, ce n'est pas Sarkozy qui le fera.

François a dit…

Dernière chose : Sarkozy n'a jamais affronté toute une population. Au contraire, il a su dire ce que les gens voulaient entendre. Et dans un sens, c'est positif, on voit ce qui préoccupe vraiment une bonne partie de la population... Maintenant, le tout sera de résoudre ces problèmes et pas se contenter de constats et de formules qui feraient pâlir les extrémistes !