CONSULTANT
Celui qui retire la montre de ton poignet, te donne l'heure et te fait payer le service.
05 juin 2010
02 juin 2010
Petit sondage...
Dites, simple question. Quelle est votre position par rapport au PP ? J'en entends pas mal parler autour de moi (je connais même un candidat) et j'ai peur d'une percée significative de leur part aux prochaines élections. Ma raison a tendance à tempérer ce constat à chaud. Ce parti va-t-il s'écraser comme tant de listes nouvelles ou obtiendra-t-il des sièges, voire plus ?
Petit coup d'oeil corrosif sur BHV (ou "A bas les Francophones !")
C'est pour vous, c'est gratuit !
Tandis que le scrutin fédéral approche à grands pas et que ces élections seront vraisemblablement prises en otage par le communautaire, le ras-le-bol généralisé commence à devenir monnaie courante (et particulièrement dévaluée) dans les discussions politiques de nos chers concitoyens, et pour cause :
BHV, alias Bruxelles-Halles-Vilvorde, soit l'arrondissement judiciaire de Bruxelles comprenant les 19 communes de la périphérie et les 35 communes du canton de Hal-Vilvoorde en Brabant flamand, paralyse les structures institutionnelles fédérales depuis maintenant cinq ans.
Si nous éviterons de réexpliquer ce qu'est exactement BHV et quels sont les enjeux véritables de ces trois fameuses lettres en politique belge, d'autres l'ayant fait certainement mieux que nous le ferions, nous ne nous priverons pas ici de dénigrer, pour une fois, non pas les acteurs du Grand Cirque politique belge, mais bien les Francophones de cet arrondissement ! Et puis un peu Olivier Maingain quand même ...
L'occasion donc de donner en quelques lignes plusieurs arguments pour foutre BHV au bac, et non plus au frigo, au congélo ou dans d'autres endroits "d'attente" !
Petit tour d'horizon (subjectif ?) en quelques points :
1. Lorsqu'une famille originaire du Maghreb ou d'Afrique subsaharienne arrive en Belgique, dans la partie wallonne, le premier réflexe de la population locale est la méfiance, qui s'accompagne de traditionnels "on espère qu'ils vont s'intégrer", "ils doivent apprendre au moins la langue" ou encore "il est hors de question qu'ils viennent coloniser nos terres" !
2. La réforme de la Constitution de 1970 a créé une double partition de la Belgique pour répondre aux aspirations des Francophones (les Communautés) et des Flamands (les Régions). Cette double partition s'est réalisée notamment sur base de la frontière linguistique de 1963. Il s'agissait donc d'une réforme prise pour rencontrer les attentes des deux populations majoritaires belges : Flamands et Wallons.
3. L'arrondissement de BHV que l'on voudrait scinder est donc une entité territoriale qui, par définition, renvoit à la partition du second type, à savoir celle basée sur le territoire et l'économie : les Régions. Or, l'arrondissement de BHV se trouve à mi-chemin entre la Région flamande et la Région de Bruxelles-Capitale.
4. Les Flamands veulent la scission de cet arrondissement avec Bruxelles d'un côté et Hal-Vilvoord de l'autre. Les Francophones, avec Olivier Maingain en première ligne, se battent quant à eux pour leur droit à bénéficier de facilités linguistiques et électorales du fait de leur majorité dans certaines communes flamandes de l'arrondissement (donc de Hal-Vilvoord). Cela concerne donc essentiellement 150.000 personnes.
5. Depuis quand des Francophones osent-ils exiger un régime linguistique spécial alors qu'ils ne sont pas "chez eux" ? Permettrions-nous aux populations maghrébines ou subsahariennes pour reprendre l'exemple cité plus haut de bénéficier d'un régime linguistique spécial à Charleroi, Liège ou Mons ?
De quel droit donc les Francophones osent-ils réclamer ce régime spécial qu'ils ne tolèreraient même pas chez eux pour d'autres populations ? L'arrondissement de BHV est un territoire flamand et en s'y installant, chaque Francophone se doit de respecter les règles en vigueur et non de vouloir les modifier pour son petit confort personnel.
Et le mot "personnel" ici n'est pas choisi au hasard : 150.000 Francophones sont concernés par BHV si l'on met toujours de côté Bruxelles-Capitale. 150.000 personnes qui prennent en otage (et bien involontairement pour la plupart des cas) plus de 10.000.000 de Belges !
Car malheureusement BHV a cristallisé, consacré même les conflits communautaires entre Wallons et Flamands. Et sous prétexte de défendre les droits fondamentaux de nos amis "expatriés en Flandre", les ogres politiques wallons n'ont fait qu'énerver leurs voisins flamands et attiser leur ras-le-bol envers nos politiques carriéristes.
Hal-Vilvoord aux Flamands ? Pourquoi en serait-il autrement compte tenu de la Constitution, des réformes et des lois en vigueur ??

Quant à Bruxelles, quel est le problème ? Les Flamands veulent garder Bruxelles sur leur territoire (Bruxelles est pour rappel une Région autonome enclavée dans le territoire flamand) et les Francophones, par l'entremise de la bonne Milquet notamment, revendiquent désormais un couloir territorial vers Bruxelles à défaut d'un élargissement de la Région aux communes flamandes à majorité francophone. Or, la dureté de ces positions a été alimentée et nettement renforcée par le contexte conflictuel "béachvéen". Bruxelles n'est en fait pas un problème en soi. Quant bien même il serait en plein territoire flamand, il l'est déjà à l'heure actuelle !!!
Tout ça pour dire que BHV n'est finalement, dans l'imaginaire des Francophones et des Néerlandophones, qu'un prétexte, un feu de pailles, qui fait le jeu de nos politicards plus médiocres les uns que les autres.
Car la scission de BHV telle que la veulent les Flamands n'aurait comme conséquences néfastes pour les 4 millions de Wallons que l'abandon de pouvoir voter pour des candidats bruxellois pour 150.000 d'entre eux, ainsi que la perte, toujours pour ces 150.000 Francophones, de leur possibilité d'être jugé en français ! Ne sont donc concernés que les Francophones qi ont choisi librement de s'établir en Région flamande.
On en viendrait presqu'à penser : "Ils ont voulu aller en Flandre ? Qu'ils assument ..."
Tandis que le scrutin fédéral approche à grands pas et que ces élections seront vraisemblablement prises en otage par le communautaire, le ras-le-bol généralisé commence à devenir monnaie courante (et particulièrement dévaluée) dans les discussions politiques de nos chers concitoyens, et pour cause :
Si nous éviterons de réexpliquer ce qu'est exactement BHV et quels sont les enjeux véritables de ces trois fameuses lettres en politique belge, d'autres l'ayant fait certainement mieux que nous le ferions, nous ne nous priverons pas ici de dénigrer, pour une fois, non pas les acteurs du Grand Cirque politique belge, mais bien les Francophones de cet arrondissement ! Et puis un peu Olivier Maingain quand même ...
L'occasion donc de donner en quelques lignes plusieurs arguments pour foutre BHV au bac, et non plus au frigo, au congélo ou dans d'autres endroits "d'attente" !
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Petit tour d'horizon (subjectif ?) en quelques points :
1. Lorsqu'une famille originaire du Maghreb ou d'Afrique subsaharienne arrive en Belgique, dans la partie wallonne, le premier réflexe de la population locale est la méfiance, qui s'accompagne de traditionnels "on espère qu'ils vont s'intégrer", "ils doivent apprendre au moins la langue" ou encore "il est hors de question qu'ils viennent coloniser nos terres" !
2. La réforme de la Constitution de 1970 a créé une double partition de la Belgique pour répondre aux aspirations des Francophones (les Communautés) et des Flamands (les Régions). Cette double partition s'est réalisée notamment sur base de la frontière linguistique de 1963. Il s'agissait donc d'une réforme prise pour rencontrer les attentes des deux populations majoritaires belges : Flamands et Wallons.
3. L'arrondissement de BHV que l'on voudrait scinder est donc une entité territoriale qui, par définition, renvoit à la partition du second type, à savoir celle basée sur le territoire et l'économie : les Régions. Or, l'arrondissement de BHV se trouve à mi-chemin entre la Région flamande et la Région de Bruxelles-Capitale.
4. Les Flamands veulent la scission de cet arrondissement avec Bruxelles d'un côté et Hal-Vilvoord de l'autre. Les Francophones, avec Olivier Maingain en première ligne, se battent quant à eux pour leur droit à bénéficier de facilités linguistiques et électorales du fait de leur majorité dans certaines communes flamandes de l'arrondissement (donc de Hal-Vilvoord). Cela concerne donc essentiellement 150.000 personnes.
5. Depuis quand des Francophones osent-ils exiger un régime linguistique spécial alors qu'ils ne sont pas "chez eux" ? Permettrions-nous aux populations maghrébines ou subsahariennes pour reprendre l'exemple cité plus haut de bénéficier d'un régime linguistique spécial à Charleroi, Liège ou Mons ?
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De quel droit donc les Francophones osent-ils réclamer ce régime spécial qu'ils ne tolèreraient même pas chez eux pour d'autres populations ? L'arrondissement de BHV est un territoire flamand et en s'y installant, chaque Francophone se doit de respecter les règles en vigueur et non de vouloir les modifier pour son petit confort personnel.
Et le mot "personnel" ici n'est pas choisi au hasard : 150.000 Francophones sont concernés par BHV si l'on met toujours de côté Bruxelles-Capitale. 150.000 personnes qui prennent en otage (et bien involontairement pour la plupart des cas) plus de 10.000.000 de Belges !
Car malheureusement BHV a cristallisé, consacré même les conflits communautaires entre Wallons et Flamands. Et sous prétexte de défendre les droits fondamentaux de nos amis "expatriés en Flandre", les ogres politiques wallons n'ont fait qu'énerver leurs voisins flamands et attiser leur ras-le-bol envers nos politiques carriéristes.
Hal-Vilvoord aux Flamands ? Pourquoi en serait-il autrement compte tenu de la Constitution, des réformes et des lois en vigueur ??
Quant à Bruxelles, quel est le problème ? Les Flamands veulent garder Bruxelles sur leur territoire (Bruxelles est pour rappel une Région autonome enclavée dans le territoire flamand) et les Francophones, par l'entremise de la bonne Milquet notamment, revendiquent désormais un couloir territorial vers Bruxelles à défaut d'un élargissement de la Région aux communes flamandes à majorité francophone. Or, la dureté de ces positions a été alimentée et nettement renforcée par le contexte conflictuel "béachvéen". Bruxelles n'est en fait pas un problème en soi. Quant bien même il serait en plein territoire flamand, il l'est déjà à l'heure actuelle !!!
Tout ça pour dire que BHV n'est finalement, dans l'imaginaire des Francophones et des Néerlandophones, qu'un prétexte, un feu de pailles, qui fait le jeu de nos politicards plus médiocres les uns que les autres.
Car la scission de BHV telle que la veulent les Flamands n'aurait comme conséquences néfastes pour les 4 millions de Wallons que l'abandon de pouvoir voter pour des candidats bruxellois pour 150.000 d'entre eux, ainsi que la perte, toujours pour ces 150.000 Francophones, de leur possibilité d'être jugé en français ! Ne sont donc concernés que les Francophones qi ont choisi librement de s'établir en Région flamande.
On en viendrait presqu'à penser : "Ils ont voulu aller en Flandre ? Qu'ils assument ..."
Renaissance humaniste durable : Et pourquoi pas ?
Cela a fait la une de nos journaux il y a deux semaines. Jean-Michel Javaux (ECOLO), Melchior Wathelet (CDH) et Charles Michel (MR) pourraient se retrouver à moyen terme dans un parti commun qui porterait le nom de RHD pour "Renaissance Humaniste Démocrate". Un nouveau centre, un parti de droite décomplexée, mais surtout un parti factice, un fake !
Si l'information a rapidement été démentie par ECOLO, il n'en demeure pas moins que l'idée à fait couler beaucoup d'encre et pas mal de bave. Que cela soit chez nos chers responsables politiques ou dans la bouche du simple quidam spectateur du grand cirque politique belgo-wallon. Morceaux choisis : Ce qui m’a surpris, c’est que ça vienne d’un journal sérieux et d’un journaliste qu’on connaît bien : Buxant. Ma première réaction en lisant l’article ? J’ai essayé d’appeler Melchior, à la première heure. Mais son gsm était coupé (Joëlle Milquet, présidente CDH). Ces maudits écolos sont prêts à baisser leur froc devant n'importe qui pouvu qu'ils arrivent au pouvoir. Racaille-sans-cervelle! (Paul Blétard, illustre inconnu et grand analyste de la vie politique wallonne).
Dans l'article de la Libre, à l'origine de ces atermoiements, on apprenait également que Marcel Cheron (ECOLO) et surtout Rudy Demotte (PS) pouvaient rallier ce nouveau centre. Une sorte de superparti reprenant les leaders de la nouvele génération politique en quelque sorte ... L'idée séduit.
Au-delà de tout ceci, cette fausse rumeur (enfin, fausse, on nous le confirmera dans quelques années) rend compte finalement d'une atmosphère ambiante qui se généralise progressivement au sein du peuple wallon, arguant l'étendard du changement parmi nos décideurs politiques wallons, qui passent désormais plus leur temps à se chamailler et se disputer les rênes du pouvoirs plutôt que de se pencher sur les véritables enjeux de la politique communautaire, régionale et fédérale de notre de-moins-en-moins chère Belgique ...
Si l'information a rapidement été démentie par ECOLO, il n'en demeure pas moins que l'idée à fait couler beaucoup d'encre et pas mal de bave. Que cela soit chez nos chers responsables politiques ou dans la bouche du simple quidam spectateur du grand cirque politique belgo-wallon. Morceaux choisis : Ce qui m’a surpris, c’est que ça vienne d’un journal sérieux et d’un journaliste qu’on connaît bien : Buxant. Ma première réaction en lisant l’article ? J’ai essayé d’appeler Melchior, à la première heure. Mais son gsm était coupé (Joëlle Milquet, présidente CDH). Ces maudits écolos sont prêts à baisser leur froc devant n'importe qui pouvu qu'ils arrivent au pouvoir. Racaille-sans-cervelle! (Paul Blétard, illustre inconnu et grand analyste de la vie politique wallonne).Dans l'article de la Libre, à l'origine de ces atermoiements, on apprenait également que Marcel Cheron (ECOLO) et surtout Rudy Demotte (PS) pouvaient rallier ce nouveau centre. Une sorte de superparti reprenant les leaders de la nouvele génération politique en quelque sorte ... L'idée séduit.
Au-delà de tout ceci, cette fausse rumeur (enfin, fausse, on nous le confirmera dans quelques années) rend compte finalement d'une atmosphère ambiante qui se généralise progressivement au sein du peuple wallon, arguant l'étendard du changement parmi nos décideurs politiques wallons, qui passent désormais plus leur temps à se chamailler et se disputer les rênes du pouvoirs plutôt que de se pencher sur les véritables enjeux de la politique communautaire, régionale et fédérale de notre de-moins-en-moins chère Belgique ...
01 juin 2010
Dis-moi qui tu es et je te dirai pour qui voter...
Un petit test de couleur politique en Belgique réalisé par La Libre et l'ULB. Un peu simpliste mais bon c'est toujours sympa !
31 mai 2010
Café serré
Je ne sais pas si vous connaissez les chroniques café serré que Thomas Gunzig nous sert tous les matins sur la Première... Si tel n'est pas le cas, il faut absolument découvrir ce rayon de soleil qui égaie le gris quotidien de cette morne campagne électorale. Le ton me fait un peu penser aux chroniques people de ce cher Nico, qui n'a d'ailleurs toujours pas reposé les yeux sur ce forum revenu d'entre les morts.
Pour découvrir ces merveilles, c'est ici. Je vous conseille d'écouter les trois premiers, 27, 28 et 29 avril (surtout le 28).
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