Après (et pendant) les critiques de sorties cinéma, je vous propose de temps à autre, pour tuer le temps, une petite note sur un film que vous trouvez ou qui est considéré comme culte.
Pour ce premier essai, j'ai choisi de vous proposer Apocalypse Now, le fameux long-métrage psycho-drame sur les dérives de la Guerre du Vietnam, au tournage catastrophique et au résultat somme toute assez incroyable !

Basé aux Philippines, le tournage de film épique fut probablement aussi fou que le sujet du film lui-même ! Entre sautes d'humeur du réalisateur qui vira dans un délire mégalomane et paranoïaque, le typhon qui s'est abattu sur l'île, la crise cardiaque de l'acteur principal en plein tournage (à laquelle il a survécu) et les budgets du film largement dépassés, c'est un petit miracle qu'Apocalypse Now soit finalement sorti sur nos écrans en 1979, conquérant la Palme d'Or à Cannes ce printemps-là.
« Apocalypse Now n'est pas un film sur le Viêt Nam, c'est le Viêt Nam. Et la façon dont nous avons réalisé Apocalypse Now ressemble à ce qu'étaient les Américains au Viêt Nam. Nous étions dans la jungle, nous étions trop nombreux, nous avions trop d'argent, trop de matériel et petit à petit, nous sommes devenus fous » (Francis Ford Coppola lors de la cérémonie de la Palme d'Or, 1979).
Sur nos écrans, justement, le film paraît parfois un peu long, d'une langueur à la limite parfois de l'insoutenable. Le spectateur est véritablement pris par l'intrigue et s'identifie au personnage principal, ce qui entraîne un profond malaise, un léger dégoût, une grande amertume. La musique qui accompagne les scènes renforcent cette pallette de sentiments noirs : des Doors aux Rolling Stones en passant par l'incontournable chevauchée des Walkyries de Wagner.
Et puis Coppola nous offre des personnages hauts en couleur, que cela soit le Colonel Kilgore (l'époustoufflant Robert Duval), le journaliste-photographe (le fantasque Dennis Hopper) ou encore le fameux colonel Kurtz (le terrifiant Marlon Brando). Leurs scènes sont grandioses et... complètement barrées !
Voici le meilleur exemple et la scène du Colonel Kilgore (
Robert Duvall, voir illustration ci-dessous), entre drame et dérision, avec une note d'humour et une grosse dose de délire psychédélique :
Napalm & Surf.

Quant à l'histoire, il s'agit du capitaine Willard (Martin Sheen) envoyé au fin fond de la jungle au delà de la frontière avec le Cambodge dans le but de raisonner et ramener (ou liquider) le colonel Kurtz, officier américain devenu incontrolable par son État major, ayant perdu la tête et pris la tête d’un groupe d’indigènes pour mener des opérations contre l’ennemi avec une sauvagerie terrifiante. Un film qui ne laissera personne indifférent ...
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